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  • Coronavirus / Covid-19 : Entre continuité pédagogique et production de gel hydroalcoolique

    Lycée professionnel Louis Mallet de Saint-Flour (15)

    Depuis presque trois semaines, le lycée professionnel agricole Louis Mallet de Saint-Flour (Cantal) produit près de 50 litres de solution hydroalcoolique par jour pour l’hôpital et les entreprises en activité de la région.
    Interview de son directeur, Jean-François Besson.

    Quels sont les équipements du lycée qui permettent de participer à cet élan de solidarité ?
    Le lycée comprend un atelier cosmétique pour la fabrication de savons, baumes et produits à base de lait, miel et gentiane. Cette activité n'étant pas essentielle en période de confinement, j'en ai décidé l'arrêt. Le Pôle territorial de santé de Saint-Flour nous a contactés pour nous demander si nous pouvions produire une solution hydroalcoolique, puisque nous en avons les compétences et les produits. Nous avons contacté l'Anses pour obtenir l'autorisation et, depuis presque trois semaines, nous produisons environ 50 litres de solution par jour. Une pharmacienne de l'hôpital est venue superviser la fabrication.
    Deux à trois personnes de l’atelier cosmétique travaillent à cette fabrication : une salariée, la directrice de l’atelier technologique et l’enseignante en produits cosmétiques qui est ingénieure.
    Actuellement, nous fournissons, à titre gratuit bien sûr, le Pôle de santé, l'hôpital, les abattoirs, la mairie...

    D’autres lycées agricoles peuvent-ils s'investir dans la fabrication de solution hydroalcoolique ?
    C’est bien sûr possible. Il faut demander l'autorisation de l'Anses ou travailler sous la responsabilité d'un pharmacien hospitalier ou d’un pharmacien d’officine. Si certains directeurs d'établissement sont intéressés, qu’ils n'hésitent pas à me contacter !

    Comment fonctionne l'établissement en ce moment ?
    Nous sommes deux personnes sur le site, le directeur-adjoint et moi-même, et nous sommes en relation quotidienne, en visioconférence, avec les équipes pédagogiques. Nous faisons des points réguliers, nous avons tenu les conseils de classe, validé les documents nécessaires pour Parcoursup. L'enseignement suit son cours en s'adaptant. Nous avons un peu tâtonné au début avec les outils numériques, certaines plate-formes se sont montrées plus efficaces que d'autres. Les élèves découvrent souvent ces outils avec nous, les accès Pronote, les Google drive, les plate-formes créées par Agrosup. Les enseignants et les élèves échangent par mail et téléphone. Les enseignants se montrent très disponibles. On s'adapte !
    Certains de nos élèves habitent dans des zones "blanches", sans wifi, sans 4G, ou avec des connexions aléatoires ; nous leur envoyons leurs cours par courrier deux fois par semaine. Nous faisons tout pour assurer la continuité pédagogique : on s'organise... et ça fonctionne.
    Par ailleurs, l’exploitation agricole du lycée continue de fonctionner, notamment pour la traite avec des permanents, ainsi que notre atelier de transformation de produits carnés.