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Concours des Jeunes Jurés des Pratiques Agro-écologiques (CJJPA)

L'agroÉcologie : une ambition & un engagement de l'enseignement agricole récompensés au Concours des Jeunes Jurés des Pratiques Agroécologiques (CJJPA) qui récompense la qualité de l’évaluation de l’équilibre agro-écologique par les élèves de parcelles d’agriculteurs volontaires pour les accueillir.
Il répond à l'ambition de contribuer à la transition de l’agriculture vers des modes de production agro-écologiques dans les lycées agricoles et les territoires ruraux en France.

Durant le cursus de bac pro ou de BTS, les classes participantes au concours  sont amenées à jouer le rôle des experts du concours général agricole de pratiques agro-écologiques sur des parcelles d’agriculteurs volontaires pour les accueillir.

Leur enjeu ? Comprendre les objectifs de l’ agriculteur sur cette parcelle de prairie naturelle ou d’agroforesterie, voir comment il s’appuie sur les ressources locales pour produire, observer sur le terrain les caractéristiques de la végétation.

Et au final, évaluer et débattre de la cohérence des pratiques agricoles avec les objectifs de l’agriculteur. 

Cette démarche pédagogique pluridisciplinaire et innovante permet aux jeunes d’être acteurs, de connaître des agriculteurs engagés dans des démarches de transition agroécologique et d’expérimenter la posture de juré expert.

Leur récompense ? La remise des prix officielle au salon international de l’agriculture à Paris !

 

Lauréats de l'édition 2026

Félicitations à tous les participants et aux lauréats 2026 !

  • Pour la catégorie Prairies et Parcours
    • Secondaire : Lycée agricole de Montmorot
    • Rappel de Championnat : LPA Contamine sur Arve
    • Supérieur : Ecole ingénieur Purpan
  • Pour la catégorie Agroforesterie
    • CFA du Haut-Rhin

Dans la catégorie "Prairies & Parcours : Secondaire" c'est la classe de 1re Bac Pro CGEA du Lycée de Montmorot (39) qui remporte le 1er prix.
"J'avais souvent des agriculteurs, des maîtres de stage qui regrettaient le peu de connaissances des élèves au niveau végétal, et notamment sur la composition des prairies" explique Karine, enseignante et porteuse du projet. "Même si je faisais des cours dessus, je me suis rendu compte que les élèves n’intégraient pas ces notions" complète-t-elle. “Avec le CJJPA l’apprentissage devient plus ludique et ça marche mieux. De plus, les élèves qui arrivent chez nous sont de plus en plus jeunes et de moins en moins performant dans le travail sur une longue durée.  C’est un moyen de les faire travailler sur le long terme.
Pour cette 1re participation au concours, le choix s'est porté sur une classe volontaire et dynamique en début de cycle. La préparation a été conduite avec l'enseignant de Biologie d'abord puis d'autres ont rejoint le projet (français, anglais, agronomie, communication...). Avant d’inscrire les élèves, ils sont allés sur une des prairies à étudier en essayant de s'approprier le questionnaire, la feuille de détermination des végétaux, de voir comment il était possible de fonctionner avec toute une classe.
Le concours s'étale en effet sur plusieurs mois : c'est là le plus grand défi y compris avec la longue période de vacances l'été. Pour autant, l'apport pour les élèves en vaut la peine : le concours leur permet de comprendre les systèmes mis en place, s’ils prennent ou non en compte des pratiques agroécologies. Le moment où ils sont allés sur les prairies et les échanges avec les agricultures sont d'ailleurs les temps qu'ils ont préféré.
Cette année ce sont les 2ndes pro qui sont inscrits et qui bénéficient du tutorat des classes de BTS qui participent aussi au concours et les entrainent dans l’aventure.
Les élèves ont été surpris lorsqu'ils ont été inscrits mais ils ont mesuré pleinement le chemin parcouru en arrivant au SIA pour la remise des prix.

Pour cette édition 2026, c'est la classe de 2e année de BTSA Productions animales du Lycée de Contamine sur Arve (74) qui remporte le "Prix de Rappel du Championnat".
Dans cet établissement, le choix de proposer le concours aux BTSA était raisonné : mi-juin (période où les prairies d'alpages sont en fleur), les BTSA sont encore présents alors que les Bac pro sont en stages ou en épreuves terminales. Par ailleurs, la plupart des étudiants peuvent se déplacer de manière autonome ce qui rend les visites de terrain plus faciles !

Ce concours est une occasion de :

  • remettre en avant le rôle de la prairie dans les systèmes fourrager des exploitations agricoles.
  • mettre en avant l’alpage école de du lycée agricole de Contamine
  • s’en servir en tant que support pédagogique : cela devient un prétexte pour aborder des notions importantes de gestion de la prairie en ayant un objectif de gagner un prix national !

Durant le mois de mai et début juin, plusieurs séances de travail sont mises en place : présentation du concours, des objectifs et du déroulement, prise en main du document support sur une parcelle de l’exploitation agricole au niveau du siège en plaine, …
Les étudiants sont accompagnés par plusieurs enseignants mais également par un technicien de l’association ASTERS (Agir pour la Sauvegarde des Territoires des Espèces Rares ou Sensibles) pour aider dans la reconnaissance des végétaux ainsi qu'une technicienne de la Chambre Savoie Mont-Blanc qui intervient aussi pour présenter et expliquer l’organisation du pâturage en alpage.
L’agroécologie est une manière de produire de façon durable, en s’appuyant sur le fonctionnement naturel des écosystèmes et en minimisant les impacts négatifs sur ceux-ci.
Le concours transforme les élèves en acteurs, ils ont un rôle :

  • ils deviennent jurés,
  • ils observent des parcelles et analysent des pratiques (pour certain·e·s d'entre eux, c'est aussi un émerveillement dans la découverte de la biodiversité végétale),
  • ils débattent entre eux et argumentent leurs choix : ils se rendent compte de la difficulté à concilier les impératifs économiques, sociaux, environnementaux mais une voie est possible …

Une expérience terriblement enrichissante pour leurs propres parcours !

Elia et Manon, étudiantes en 3e année Agronomie à l'école d'Ingénieur de Purpan partagent leurs témoignages à l'issue de sa participation au CJJPA.

Manon : "Je suis fille d’Agriculteurs et j’ai pour but de reprendre un jour l’exploitation familiale. Ainsi, la formation d’Ingénieur est un bagage supplémentaire à ce que me transmettent mes parents et me permet de prendre conscience des enjeux de demain et d’avoir des pistes sérieuses pour y répondre.
Ce concours faisait suite aux enseignements que nous avions suivi en 2e année où nous avions effectué un diagnostic prairial à petite échelle. Cela m’avait plu et je me suis donc inscrite au concours sur la base du volontariat.
J’ai découvert un territoire différent du miens où les agriculteurs avaient une autre manière de gérer leurs pâturages et leurs stocks fourragers. De plus les agriculteurs rencontrés apportaient un intérêt particulier au maintien de la faune et de la flore et nous avons pu comprendre comment ils la protégeaient.
Les agriculteurs gardaient un environnement naturel, ils conservaient les haies, les points d’eau, les arbres, ... afin de ne pas perturber la faune et avoir des parcelles les plus riches possibles en termes de flore."
Son meilleur souvenir ? Sans surprises comme tous les participants : les échanges avec les agricultures sur leurs pratiques !

Elia : "J’ai toujours été baigné dans le monde agricole avec mon père, c’était donc pour moi essentiel de travailler dans l’agricole. J’ai toujours voulu mettre en valeur son travail donc se diriger dans cet enseignement était évident pour ma part.
Au sein de notre école, c’était un concours sur la base du bénévolat donc nous étions tous les 4 volontaires pour participer à ce dernier. Pour ma part, aller à la rencontre d’agriculteur et pouvoir échanger sur leurs façons de travailler m’a tout de suite plu.
Je viens d’une région où le pâturage/les prairies sont des pratiques courantes, c’était donc intéressant de voir leur manière de développer leurs prairies et en prendre soin. De plus, voir la manière des agriculteurs réfléchir sur leurs pratiques et l’impact sur les élevages étaient vraiment intéressant.
Nous avons pu observer deux prairies lors de la journée dans le Tarn, une prairie au sein d’une exploitation bovin lait et une autre dans une bovin viande. Les deux prairies sont dans un département avec de nombreuses espèces boisées qui permettent des abris aux insectes et petits animaux. Les haies présentent sur la deuxième parcelle permettent certes un abri mais aussi des ombrages. De plus, la conservation des points d’eaux au sein des parcelles permette un abri aussi.
Ce concours a fait évoluer ma vision de l’agroécologie surtout sur certaines pratiques mais aussi sur les pratiques sur les prairies qui essayent de s’adapter dans un département où les prairies sont loin d’être majoritaire. En discutant avec les agriculteurs, ils ont vraiment une grande réflexion sur toute leur exploitation et les impacts du bol alimentaire sur le lait ou encore la viande. Je fais actuellement mon alternance chez la Maison Conquet à Laguiole dans l’Aveyron qui porte une grande importance à la qualité de sa viande. J’ai donc pu mettre en lien ce que j’avais découvert ce jour-là mais aussi découvrir de nombreux labels qui y accorde une grande importance comme le label BFA."
 

Au CFA de Rouffach (68), le concours dans sa branche Agroforesterie est un projet complet qui embarque les filières CGEA et CGEVV !
L’objectif est de conduire un projet avec les apprentis jusqu’au bout, sur un thème pluridisciplinaire et encore peu commun dans la région du Grand Est.

3 groupes d'enseignants et formateurs assurent le suivi des jeunes :

  • Formatrices d’agronomie, de technique viticole, de biologie-écologie pour la grille et le travail de collecte d’analyse des infos,
  • Formateur de maths-info pour la mise en page de la présentation orale des résultats,
  • Formatrice de français pour la création d’un poème ou pour la mise en scène de la représentation orale.

Dans le cadre de la préparation, la classe de 1re assiste à la représentation scénarisée des résultats devant les exploitants par les terminales. Cela leur donne l’exemple et leur donne envie de faire mieux ! Plusieurs séances permettent der comprendre le rôle de l’arbre dans l’agrosystème et de s'approprier la lecture de la grille d’évaluation.
Du côté de l'équipe pédagogique, c'est à la fois un vrai défi de mener ce concours avec les contraintes liées à l'alternance des jeunes mais c'est un vrai plaisir tant sur les parcelles que lors de la représentation théâtralisée de la restitution.
Le mot de la fin de Florence ? “Entendre des agriculteurs de la France entière témoigner devant les jeunes que l’agroécologie fait partie de l’avenir de l’agriculture, c’est bien plus efficace que n’importe quel cours théorique de biologie ! Quant au concours, c'est une expérience tellement riche (humainement et pédagogiquement) et puis c'est important aussi de montrer aux jeunes qu’il faut aller jusqu’au bout sans baisser les bras, que c’est possible !

Pour Léa, qui faisait partie des jeunes lauréats de Rouffach, la participation au concours était évidente : “chez moi, en montagne, on a l'habitude de voir des arbres dans toutes nos parcelles. En plaine, ça manque beaucoup, et le fait d'être allé voir un agriculteur et un viticulteur pendant le concours qui, eux, étaient en plaine ça modifie les perceptions. Grâce au CFA de Rouffac, j'ai participé à un voyage scolaire en italie. Avec l'école œnologique de Conegliano qui expérimentent dans des laboratoires sur l’agroécologie, on a planté des arbres, calculé leur âge. C'est vraiment là que j'ai découvert l'agroécologie et l’agroforesterie. Mais ce concours a quand même changé ma vision des choses.  C'est bien plus important que ce que je pensais, l’agroécologie via les arbres, la présence des haies qui abritent des auxiliaires des cultures par exemple, aide les cultures, limite l'érosion. Il y a plein de points positifs au niveau des haies. Et surtout, j’ai appris qu’il existe des aides pour les agriculteurs qui veulent avoir cette démarche agroécologique.
Son meilleur souvenir ? "Il y en a plusieurs mais le Salon et Paris étaient bien sûr exceptionnels et puis finalement, la préparation de l'oral, un moment un peu fou où l'imagination du groupe a débordé, on s'est tellement amusés et on était tellement impliqués qu'on n'avait même plus l'impression de passer un concours"

Lauréats de l'édition 2025

Félicitations à tous les participants et aux lauréats 2025 !

Lauréats de l'édition 2024

Félicitations à tous les participants et aux lauréats 2024 !

  • Lycée Pau-Montardon 1er prix AgroForesterie
  • CFA du Haut Rhin Rouffach 1er prix Prairies
  • CFA Tours Fondettes 2e prix Prairies

Lauréats de l'édition 2023

Félicitations à tous les participants au concours général agricole de pratiques agro-écologiques (CJJPA) qui ont joué le rôle d’experts sur des parcelles de prairie naturelle ou d’agroforesterie d’agriculteurs volontaires qui les ont accueillis !

  • La classe de Terminale CGEA du centre de formation agricole du Haut Rhin, Rouffach, dont le dossier est classé en 1re position, remporte le Prix de rappel de championnat.
  • La classe de Première CGEA du lycée agricole Frantsesenia, dont le dossier est classé en 2e position, remporte le 1er Prix.
  • La classe de Terminale CGEA du LEGTA de Kernilien – Guigamp, dont le dossier est classé en 3e position, remporte le prix spécial Vidéo.

Retour sur l'édition 2022

Félicitations aux bac pro CGEA du CFA de Rouffach (68) et aux BTS ACSE d'Aubenas (07), lauréats de l'édition 2022 !

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