Au CFA de Rouffach (68), le concours dans sa branche Agroforesterie est un projet complet qui embarque les filières CGEA et CGEVV !
L’objectif est de conduire un projet avec les apprentis jusqu’au bout, sur un thème pluridisciplinaire et encore peu commun dans la région du Grand Est.
3 groupes d'enseignants et formateurs assurent le suivi des jeunes :
- Formatrices d’agronomie, de technique viticole, de biologie-écologie pour la grille et le travail de collecte d’analyse des infos,
- Formateur de maths-info pour la mise en page de la présentation orale des résultats,
- Formatrice de français pour la création d’un poème ou pour la mise en scène de la représentation orale.
Dans le cadre de la préparation, la classe de 1re assiste à la représentation scénarisée des résultats devant les exploitants par les terminales. Cela leur donne l’exemple et leur donne envie de faire mieux ! Plusieurs séances permettent der comprendre le rôle de l’arbre dans l’agrosystème et de s'approprier la lecture de la grille d’évaluation.
Du côté de l'équipe pédagogique, c'est à la fois un vrai défi de mener ce concours avec les contraintes liées à l'alternance des jeunes mais c'est un vrai plaisir tant sur les parcelles que lors de la représentation théâtralisée de la restitution.
Le mot de la fin de Florence ? “Entendre des agriculteurs de la France entière témoigner devant les jeunes que l’agroécologie fait partie de l’avenir de l’agriculture, c’est bien plus efficace que n’importe quel cours théorique de biologie ! Quant au concours, c'est une expérience tellement riche (humainement et pédagogiquement) et puis c'est important aussi de montrer aux jeunes qu’il faut aller jusqu’au bout sans baisser les bras, que c’est possible !”
Pour Léa, qui faisait partie des jeunes lauréats de Rouffach, la participation au concours était évidente : “chez moi, en montagne, on a l'habitude de voir des arbres dans toutes nos parcelles. En plaine, ça manque beaucoup, et le fait d'être allé voir un agriculteur et un viticulteur pendant le concours qui, eux, étaient en plaine ça modifie les perceptions. Grâce au CFA de Rouffac, j'ai participé à un voyage scolaire en italie. Avec l'école œnologique de Conegliano qui expérimentent dans des laboratoires sur l’agroécologie, on a planté des arbres, calculé leur âge. C'est vraiment là que j'ai découvert l'agroécologie et l’agroforesterie. Mais ce concours a quand même changé ma vision des choses. C'est bien plus important que ce que je pensais, l’agroécologie via les arbres, la présence des haies qui abritent des auxiliaires des cultures par exemple, aide les cultures, limite l'érosion. Il y a plein de points positifs au niveau des haies. Et surtout, j’ai appris qu’il existe des aides pour les agriculteurs qui veulent avoir cette démarche agroécologique.”
Son meilleur souvenir ? "Il y en a plusieurs mais le Salon et Paris étaient bien sûr exceptionnels et puis finalement, la préparation de l'oral, un moment un peu fou où l'imagination du groupe a débordé, on s'est tellement amusés et on était tellement impliqués qu'on n'avait même plus l'impression de passer un concours"


